Chaque trimestre, les responsables de la conformité en France et au Royaume-Uni consultent leur tableau de bord et ressentent un léger soulagement. Les taux de suivi des formations à la conformité avoisinent les 100 %, la case « audit » semble cochée et le risque paraît maîtrisé. Cependant, ce sentiment de sécurité cache souvent une réalité plus complexe. Un module « terminé » indique simplement qu’une personne est parvenue à l’écran final. Cela ne dit pratiquement rien sur sa compréhension de la politique, sa mémorisation de celle-ci, ni sur sa capacité à l’appliquer correctement sous pression six mois plus tard.

Le problème qui se cache derrière un tableau de bord vert

Les organisations soumises à la réglementation investissent massivement dans la formation de leurs collaborateurs, mais des incidents continuent de se produire au sein d’équipes qui ont pourtant techniquement suivi toutes les formations. Des manquements au RGPD, des cas de vente abusive et des quasi-accidents liés à la sécurité continuent de se produire, même lorsque les chiffres semblent irréprochables. Par conséquent, des taux élevés de suivi des formations à la conformité peuvent donner le sentiment trompeur que tout va bien, alors que ce n’est peut-être pas le cas.

Cet écart revêt une importance particulière dans les entreprises et les secteurs réglementés, où un simple malentendu peut avoir de réelles conséquences sur le plan réglementaire. De plus, lorsque les auditeurs demandent ce que les employés ont réellement compris, un pourcentage d’achèvement constitue une réponse insuffisante. Il atteste de la mise en œuvre, mais pas de la compréhension. C’est précisément dans cette distinction que se cache le risque.

Pourquoi la méthode actuelle ne fonctionne pas

Le taux d'achèvement est devenu l'indicateur par défaut, car il est facile à mesurer dans un système de gestion de l'apprentissage. Un clic est simple à enregistrer, contrairement à la compréhension. Par conséquent, les systèmes s'optimisent discrètement en fonction du chiffre qu'ils peuvent observer, et les supports de formation tendent à se présenter sous la forme de modules plus courts et de quiz plus faciles, ce qui augmente le taux d'achèvement sans pour autant améliorer la compréhension.

McKinsey souligne ce déficit de mesure depuis des années. Ses études ont révélé que seules 30 % des entreprises utilisent des indicateurs de formation autres que les retours des participants, et seul un quart des dirigeants interrogés ont déclaré que leurs programmes avaient permis d'améliorer de manière mesurable les performances. En d'autres termes, au lieu d'évaluer les connaissances acquises, la plupart des formations en entreprise se contentent encore de mesurer la simple présence des participants.

Mais la donne est en train de changer. Selon le rapport « State of L&D 2026 » publié par Thirst, 64 % des dirigeants attendent des preuves de l’impact de la formation plutôt que la simple confirmation qu’une personne a cliqué sur « Terminé ». Il est clair que la compréhension est désormais l’indicateur que les conseils d’administration et les autorités de régulation recherchent réellement.

À quoi ressemble une meilleure mesure ?

Pour améliorer l'évaluation, il suffit de changer légèrement de perspective. Plutôt que de se demander si un document a été finalisé, il faut se demander s'il a été compris. C'est là que l'« intelligence documentaire » change la donne. Libertify considère chaque politique, procédure opérationnelle standard (SOP) et support de formation comme une source d'informations en temps réel, et non comme un fichier statique.

Cette approche suit un cycle en quatre étapes : optimiser, impliquer, mesurer et agir. Tout d’abord, Libertify transforme une politique complexe en une expérience claire et interactive. Ensuite, il implique les employés et observe leur comportement réel. Puis, il mesure des indicateurs au niveau des pages, tels que les sections que les utilisateurs consultent à plusieurs reprises, les moments où leur attention faiblit et les questions qui leur posent problème. Enfin, et surtout, il agit en fonction de ces indicateurs.

C'est cette dernière étape qui fait toute la différence. Des outils tels que DocSend, Peony et PandaDoc s'arrêtent à l'étape « Mesurer ». Ils vous montrent ce qui s'est passé, mais vous laissent entièrement libre de décider de la suite à donner. Libertify, en revanche, boucle la boucle avec l'étape « Agir », en transformant les lacunes de compréhension en actions concrètes : ainsi, un passage difficile déclenche une remise à niveau ciblée, au lieu de rester lettre morte dans un rapport.

Conseils pratiques pour les équipes chargées de la conformité

Commencez par faire passer le taux d'achèvement du statut d'indicateur principal à celui de critère de base. Il reste important pour les pistes d'audit, mais ne doit en aucun cas se substituer à la compréhension. Parallèlement, suivez les indicateurs de compréhension tels que le temps passé sur les sections clés, le comportement de relecture et les performances par scénario.

Ensuite, établissez un lien direct entre votre conception pédagogique et les comportements. Les connaissances s’estompant rapidement sans renforcement, organisez le suivi en fonction des sections identifiées comme faibles par vos données, plutôt qu’en fonction du calendrier. Enfin, choisissez des outils qui agissent sur ce qu’ils mesurent. La mesure seule ne change rien, tandis que l’action comble le fossé entre un module terminé et un personnel qui comprend véritablement ses obligations.

Rendre les documents compréhensibles

Les taux de suivi des formations à la conformité figureront toujours dans votre dossier d'audit. Il ne faut toutefois pas les confondre avec la preuve que vos politiques ont réellement été mises en œuvre. Si vous êtes responsable de la conformité ou de la formation en entreprise au sein d'une société soumise à une réglementation, c'est l'occasion de passer du simple comptage des clics à la vérification de la compréhension des contenus.

Libertify aide les entreprises et les équipes soumises à une réglementation en France et au Royaume-Uni à atteindre précisément cet objectif. Découvrez comment l'intelligence documentaire permet de boucler la boucle et vous aide à rendre vos documents plus compréhensibles.